J'avance, j'ai l'impression que le vent m'accompagne...Personne près de mon endroit fétiche, mon havre de paix. J'aurais préféré qu'en guise de fleuve, à la place de cette marre "merde", avoir ce ciel d'un bleu magnifique et m'y baigner dedans. Le temps de fumer une clope, je m'assoie. Le sol est dur mais la solitude me fait du bien. Je respire l'air vide de ma ville, sans saveur, sans véritable but. 1 semaine est passé sans que j'aille à Charlestown city, sans voir Sévigné, sans regarder mon internat...etc Ce qui me d0nne un réel soulagement. Revin est la "petite idiote", la "morbide", la "comère"...Tout ça rassemble ce qu'on appelle cette ville que je déteste. Elle ne m'inspire rien, je l'a trouve moche et débile. Pourtant le fait de la revoir parfois me permet de faire un break: écrire, rien que le fait d'observer les promeneur du pont, écouter mon i-pod, prendre des photos, respirer l'air du dehors dont il reste toujours cette odeur plu[ii]e celà n'est rien mais elle est mon espérance et ma raison de rester ici. Rien n'es plus reposant que de regarder pensivement ce vide devant moi. Puis il faut avouer que Revin détient le plus grand musée d'insultes sur les murs des ardennes [ voilà donc le secret de ce "succès si grandiose" ]: "Cécile j'te baise" ou d'autres ont déjà décrochés des prix. Moi quand je regarde ces tags, j'me dis que ils n'ont pas un vocabulaire très fleuri et que le temps est venu qu'ils arrêtent leurs railleries sans cesse. J'entends une sirène... Je m'en vais en courant peur d'être au mauvais endroit au mauvais moment.
Héloïse.